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الخميس، ٩ أغسطس ٢٠٠٧

Les Touareg du crépuscule

Les Touareg du crépuscule

Le film décrit toutes les manifestations de la vie des derniers grands groupes de Touareg, encore intacts sur le territoire de la République du Niger. C'est celui du chef Mohamed ag el-Khoner qui réunit, avec ses 31 tribus, environ 2000 personnes abritées par 200 tentes en peau.

Ce groupe est l'un des rares à donner encore une image fidèle de ce que fut la vie de ces seigneurs du désert, les «hommes bleus». Il a conservé ses structures sociales traditionnelles basées sur une très stricte architecture féodale. Toute l'économie repose sur l'élevage qui conditionne la vie du nomade. Il faut sans cesse se déplacer pour trouver de maigres pâtu-rages qui s'épuiseront vite et, surtout, de l'eau en quantité.

Si les Touareg ont adopté très tôt l'islam comme religion, ils l'ont aussi adapté, notamment sur la liberté laissée aux femmes, héritage de l'ancien matriarcat. Ils continuent également à pratiquer la divination.

Dans les grandes occasions, les nobles se livrent à l'impressionnant carrousel de chameaux ou à l'escrime avec de longues épées, rappel des inexpiables luttes d'antan entre les clans rivaux, cependant que les serviteurs noirs se lancent dans des danses frénétiques qui peuvent les mettre en transe.

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الأربعاء، ١ أغسطس ٢٠٠٧

Temoust-n'temoucha gha en danger de mort?

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Temoust-n'temouchagha en danger de mort?


*amanokal * 26/07/2009 - 18H33

L'appetit venant en mangeant, je poste ce "débris de roche" qui est, de mon
point de vue, une pépite de diamant (teloulout), un extrait d'un travail de
mon cousin qui s'essaie en recherche sociale sur les touaregs de la rive Sud
du Sahara, au Mali.
Je donne cette autre contribution aux merveilleux internautes de KI qui sont
pour la sauvegarde de notre culture (temoust) menacée de mort.

Les péripéties d’un mariage d’un jeune targui de Boghebra:
Je vais résumer à quoi ressemble un mariage d’un jeune ag-Tamasheqh (ancien
achoumagh) qui démontrera qu’il est devenu quelqu’un
(asseken-n’temoust- n’haret), dans les années 2000 à Boghebra en dilapidant
‘oghchad, assebrar) la coquette somme de 4 millions de francs CFA.
En faisant cela, l’ « intégré » a entraîné aussi ses cousins dans un cercle
vicieux : « faire comme tout le monde pour ne pas être en reste ». Cette
façon de faire comme les moutons de Panurge se dit en Tamasheqh «
tetelal-tan- chédhan », les ânes développent le même réflexe de ‘moutons de
Panurge’ puisque chaque fois qu’un d’eux se met à pisser dans la caravane,
les autres l’imitent.

Acte 1 : la demande de mariage « remise des colas »
Pour la demande de la main de la fille (outer-n’ehen) , une délégation de
femmes bien sapées (hauts talons et sacs à main assortis) se rendront- en
voitures rutilantes, prêtées puisque le marié ne possède qu’une vielle
gambarde cabossée et non dédouanée - dans la famille de la fiancée si
celle-là demeure à Bamako. Dans le cas contraire, le fiancé financera le
voyage, même s’il faut aller jusqu’à Ménaka (comme on dit), en grosses 4X4 «
boule-boule », pour une délégation ; cette dépense prestigieuse est faite
pour bien réussir, selon les règles de l’art des mariages des gens de la
ville, la cérémonie dite de la remise des colas.
Cette cérémonie qui n’a qu’un coût symbolique (sept colas) chez les bambaras
que nous copions, ne reviendra pas à moins de cent mille francs à mon
eg-alatma qui est un intégré douanier/gendarme/ forestier orgueilleux et
fanfaron.
Les salutations aux belles-familles seront le clou de cette première phase
dite d’entrée en matière.
Dans la foulée, il faudra donner quelque chose aux femmes bellas et aux
griottes qui ont appris la leçon en observant les voisins bambaras et
sonraïs.

Acte 2 : l’attachement du mariage religieux
Pour la cérémonie d’attachement de mariage religieux (açaghet,
asseghtass-n’ ahen), on va désigner une forte délégation composée de parents
et amis de Mandam et Tamendam (les conjoints) pour aller chez le marabout
(elfakhi) faisant office de cadi pour les éléments de la communauté
kel-Tamasheqhs de la ville.
Là, on ne peut pas tricher sur le cérémonial d’attachement de mariage
religieux parce que les vieux (inouchemen) , faisant fonction de cadis de
circonstance, n’accepteront que des choses claires.
Toutefois, quand des jeunes voudront leur faire admettre des arrangements de
mariages (mixtes) dont la qualité musulmane de l‘époux ou de l’épouse n’est
pas claire, les représentants des mariés sont refoulés vers les marabouts
bambaras de la place qui, eux qui sont fraichement islamisés et faisant
appel à leur coutume animiste peuvent trouver des arrangements pour célébrer
religieusement des mariages, même dans le cas où la fiancée est déjà grosse
de quelques mois (azem-tadada) . Ce qui est fréquent en ville puisque
certains jeunes deg-Tamasheqhs n’acceptent plus (comme les bambaras) de
s’embarquer dans un mariage « sans goutter» (on n’achète pas un cheval de
course sans en avoir éprouvé les performances) .
Les bambaras pousseront au mariage tout ag-Tamasheqh qui se hasardera à
engrosser leurs filles, coutume animiste qui est entrée chez nous (les
arabo-berbères dont les ancêtres ont islamisé les soudaniens) qui
bannissions dans le temps nos filles qui ont commis l’adultère (assehram).
Les coûts de cet acte 2 sont chers puisqu’il faut financer une vraie fête de
mariage dans la mesure où il y a jalousie entre les tenants de la primauté
du mariage religieux sur le mariage civil ; dans certains cas, on a entendu
qu’environ 500.000 de francs CFA furent dépensés pour la location de 2
hangars démontables de 100 places chacun et de 200 chaises; l’achat de 5
gros béliers ; l’achat de 100kg de riz brisure et des condiments pour
préparer un zamé de 20 plats à 10 mangeurs chacun, 20 casiers de 24
bouteilles de boissons

Acte 3: La remise de la valise de la mariée et de la dot
La valise de la mariée reviendra à cinq cent mille francs CFA et la dot en
argent liquide à pas moins d’un million de francs (en billets de dix mille
francs neufs et craquants).
C’est l’évènement qui cristallisera toute l’attention parce que la remise de
ces objets-là est l’occasion de yoyos de toutes les castes d’anciens et de
nouveaux griots qui vous suceront jusqu’à la moelle à force de faire l’éloge
des hauts faits (que vous n’avez pas réalisés).

Acte 4 : les cartes de mariage
Les annonces du mariage de Mandam et de Tamendam sont imprimées sur papier
glacé polychrome et distribuées en 200-300 exemplaires ; ce poste de
dépenses reviendra à 300.000 FCFA.
Pour montrer la bonne assise sociale des futurs époux, on donne une liste
des parents, amis et alliés des mariés qui seront des dignitaires politiques
et des fonctionnaires bien placés dans la capitale ; les pauvres parents de
la brousse ne figureront pas sur la liste.

Acte 5: la cérémonie de mariage civil
La cérémonie de mariage civil aura lieu dans une mairie (commune 5 ou 6) de
la rive droite dont les quartiers résidentiels abritent les familles
kel-Tamasheqhs ; ce qui permettra la plus grande visibilité et la propagande
pour cet acte social hyper médiatisé (filmé en caméra scope) dans la
capitale.
Il faut faire participer à cette cérémonie tous ceux qui ont les plus belles
voitures et les plus beaux habits et quelques jeunes montés sur des
motocyclettes Djakarta pour faire beaucoup de tintamarre au passage du
convoi qui se rendra pour des salutations dans des familles ciblées ; une
autre occasion de jeter quelques billets aux castes (agouten, inhedhen), à
d’anciens et de nouveaux griots (eklan) qui accompagneront le convoi. Ce
poste de dépenses reviendra à environ 500.000 FCFA.

Acte 6 : la cérémonie dite « rassembler les ustensiles »
La mère de la fille mariée ou ses sœurs et cousines convoquent les femmes à
la cérémonie dite « rassembler les ustensiles » (menew-siri, en bambara).
C’est l’occasion que chaque femme apporte qui un bol, qui une tasse, qui une
natte pour une assistance à la famille de la mariée qui vous fera le même
geste quand viendra votre tour de marier votre fille.
C’est la coutume bambara qui faisait déplacer du village de la mariée à
celui de son époux ses tantes et copines qui transportent sur leurs têtes
des colis d’ ustensiles de la mariée qui rentre chez son mari qui est ainsi
copiée par shet-Tamashèqhes de la ville qui, elles, ne transportent rien sur
leurs têtes.
Ce n’est plus des bricoles qui sont rassemblées pour constituer un fonds de
matériels d’équipement pour le nouveau ménage comme la tente en peaux, les
écuelles et les bois de soutènement de la tente de nos braves mamans du
"pays".
Non, que nenni ! Ce sera une gigantesque collecte d’objets divers dont de
l’or, de l’argent métal et même une villa ou un terrain d’habitation que les
femmes touarègues de Boghebra tenteront de réunir en une seule opération
pour la fille mariée qui, selon des fortunes diverses, se retrouvera riche,
à l’occasion de son mariage à Boghebra ; une cousine m’a rapporté que la
cérémonie de « rassembler les ustensiles » que les femmes touarègues de
Boghebra ont organisée pour l’une des filles d'un grand apparatchic targui
qui vit à Boghebra, a rapporté 5 millions de FCFA, qui dit mieux ? Cette
exubérance entrainera une inflation à la hausse pour les mariages suivants.

Acte 7 : la cérémonie de mariage proprement dite
La cérémonie de mariage proprement dite (azezlaï) est la plus spectaculaire,
folklorique, fatigante et dépensière.
La cérémonie démarre le jour de la veille par les préliminaires suivants qui
coûteraient environ 2 millions de francs CFA :
• La location d’une salle de banquets dans un hôtel 5 étoiles qui sera louée
pour une soirée à un demi-million de francs CFA ;
• La location de 2 hangars démontables de 100 places chacun et de 200
chaises, cette dépense sera facturée à deux cent mille francs CFA ;
• L’achat de 2 taurillons et de 20 gros béliers, ce qui reviendra à un
million de francs CFA ;
• L’achat de 100kg de riz brisure et des condiments pour préparer un zamé de
20 plats à 10 mangeurs chacun, 20 casiers de 24 bouteilles de boissons
gazeuses ; ce poste de dépenses peut s’évaluer à cent mille francs CFA ;
• L’aménagement de deux villas prêtées pour recevoir l’une, 100 hommes et
l’autre, 200 personnes (les femmes + les enfants + les griots + les bellas +
la tawachit).
Le jour de la manifestation, des dispositions matérielles et financières
sont prises par les hommes et les femmes du clan (et même par ceux de
parenté élastique qui voudraient se faire voir en public) qui vont devoir se
saper comme s’ils vont à la fête de Témakanit ou d’Essakane.
Les participants des deux clans (du mari et de la fille) qui doivent
rivaliser de dépenses mettront en poche une somme d’argent (au moins dix
mille francs pour les moins friqués et cent mille francs pour les nantis) en
petites coupures craquantes.
Ce qui impose à certains joyeux fêtards de passer aux guichets des banques,
certains feront des découverts pour ne pas avoir honte au moment de « faire
pleuvoir les billets de banque » en ‘bogno-sara’ sur les têtes des danseuses
qui sont pour certains des épouses, des belles mères, des cousines ou des
filles.
Le « « bogno-sara » (déposer des billets de banque sur la tête de la
danseuse) est la forme de gaspillage d’argent (qui passe de la main d’un
noble à celle d’un casté pour que le dit noble - à vérifier ! - se fasse
voir) dont le montant au cours d’un mariage de Février 2007 d’un intégré
ag-Tamasheqh n’eg-alaçel a culminé à un million de francs CFA (parole d’une
femme d’un certain âge qui était de la fête).

Acte 8 : la cérémonie nuptiale dite « faire rentrer la mariée »
La dernière cérémonie de mariage « faire rentrer la mariée » a lieu tard
dans la nuit comme chez nos cousins Diarra du village de Diorto.
Les jeunes mariés seront séquestrés durant une semaine dans la case (pardon
dans la chambre nuptiale de la grosse villa de l’intégré) où ils recevront
la visite des amis.
Il ne manquerait plus aux kel-Tamasheqhs de la ville que de franchir le
Rubicon en instituant - comme chez nos cousins Coulibaly de Niédougou - la
présence dans la chambre nuptiale de la vielle femme qui constatera la
virginité de la mariée en brandissant le lendemain le drap ensanglanté par
l’hymen arraché de force à la virginale épouse.
Les traces de sang sur le drap blanc témoigneraient le dépucelage effectif
de la jeune mariée. Dans le cas probable où la jeune mariée qui ne serait
pas vierge et ne lâche pas du sang, la vielle femme qui constatera la
virginité de la mariée apprêtera un coq qu’elle égorgera en cachette pour
laisser des gouttes de sang sur le drap qu’elle est tenu de brandir à
l’assistance des femmes du voisinage.

Les deux actes suivants (9 et 10) boucleront souvent le type de mariage dont
j’ai développé ci-dessus le processus.

Acte (9) : pour certains mariés de chez nous, il y a des lendemains qui ne
chantent pas. On a vu de jeunes mariés qui sont partis le jour suivant de
leur mariage quémander le na-sogno (le prix des condiments en bambara) parce
que complètement ruinés par les dépenses de son mariage fait à l’image de
celui de riches commerçants Markas et Diogramés (des castés respectivement
des ethnies soninkés et peulhs) qui ont institué le mariage prestigieux en
vue de « mettre plein les yeux » de leurs anciens maîtres.

Acte (10) : la fuite de la jeune mariée (térezé-n’ahen) est la conséquence
que l’on lui a mis plein les yeux avec la cérémonie grandiose de mariage,
alors que son mari n’est qu’un modeste fonctionnaire qui a dilapidé ses
économies pour se sortir de la cérémonie de mariage, une maladie contagieuse
comme la coqueluche des enfants qui se transmet maintenant dans les
campements nomades. Comme on dit en Tamasheqh, « éhen n’nahadian erchedj
inafeguen », le mariage arrangé (par tromperie) ne dure pas.

En copiant les actes de cérémonies sociales de nos voisins Diarra (mariages,
baptêmes, décès) du genre « faire-part, avis, distribution de cola, valise
de la mariée, ramassages des effets du ménage, salutations chez les
beaux-parents, café à gogo, din-koundi, atogho-wélé, location de salle de
banquets, location de chaises et de tentes, danses, griottes, bogno-sara, et
autres », kel-Tamasheqhs de la ville sont assurément assimilés à la culture
des "autres" en ayant renoncé à celles bédouines traditionnelles.

Mieux, à ce jeu de tout copier chez les voisins citadins, kel-Tamasheqhs qui
ont hérité de leurs ancêtres bédouins sahariens le sens de la mesure,
risquent de perdre leur âme (et leurs ressources) dans un jeu de dupes qui
voudrait que le mariage du prochain cousin serait financé à hauteur d’un
million à deux millions de francs CFA puisque celui du cousin qui le précède
n’a coûté que cinq cent mille à un million de francs CFA.

Alors que nos voisins Coulibaly font tout pour faire diminuer le gaspillage
des ressources englouties dans les cérémonies sociales, les nôtres prennent
le chemin inverse, comme s’ils veulent combler un retard dans ce domaine.

Aussi, je donne ici une sonnette d’alarme face à la reproduction
inconsciente par certains kel-Tamasheqhs de la ville de mœurs de leurs
voisins (Sonrhaïs et Bambaras) qui sont des pratiques sociales passablement
compliquées et coûteuses à l’opposé de celles simples et sans prix relevant
de la tradition des kel-Tamasheqhs.

Je suis fondé à croire que la fameuse Temouchagha (être brave et digne) est
une attitude sociétale que certains hommes (et femmes) kel-Tamasheqhs,
notamment des chefs traditionnels (immenokalen) et des intellectuels
(kel-temousné )doivent rappeler le plus souvent pour conscientiser les
jeunes en vue que cette couche sociale fragile – le fer de lance - puisse
maintenir la dignité qui est la valeur fondatrice de notre culture des
lithamés (kel-attel),

A la fin, je conseillerais aux jeunes deg-Tamasheqhs qu’ils fassent
attention à l’assimilation rampante qui guette notre communauté bédouine en
ces temps de mondialisation et de nivellement des valeurs (midjdahaw) qui
est en fait une vraie perte du soi.

--
Salam aleikoum,

Pour élargir les débats ou peut-être les recentrer vers d’autres
préoccupations aussi légitimes à mon avis que les autres, il me sied de
poser des questions qui valent qu’on s’y arrête pour analyses et réponses
éventuelles dans le processus de la consolidation de nos acquits
démocratiques.

Parmi celles-ci, il s’agirait de savoir si au Mali, il existe réellement une
OPINION publique digne de ce nom, c’est-à-dire, capable de peser sur les
décisions des gouvernements, comme cela se passe dans les états réellement
régis par les systèmes de représentations librement choisies.
Est-ce que ceux qui accèdent au statut de leaders d’opinion parviennent à ce
rang grâce à la force de leur conviction que seules les énergies du peuple
bien canalisées pourraient matérialiser un jour ou l’autre son attente en
rationalisant la chose publique ; ou sont-ils des sujets autoproclamés au
service des dirigeants plus aptes à entraver ceux qui par témérité
tenteraient de franchir un jour, le rubicond

Moi je penses, que si les opinions divergentes ça et là exprimées par des
citoyens plus ou moins représentés à travers les canaux officiels et non
officiels avec ce qu’elles expédient comme critiques souvent acerbes à
l’endroit des gouvernants, elles restent dans la pratique sans impacts
sensibles sur les cercles initiatiques des décisions.

Depuis l’avènement du multipartisme à ce jour, les citoyens qui avaient
nourris des grands espoirs que seuls les renversements à coups de poings de
tendances jugées serviles savent transmettre ; de voir sa vie autrement
prise en charge que par le passé, consomment chacun dans son coin une
frustration illusionnée, se rétractent et se désolidarisent des champs
politiques qui parlent un langage qu’il ne comprend pas, où vivent des élus
qui deviennent étrangers. Des mises en scène et des scénarios mirobolants
sont concoctés à chaque échéance électorale pour lui soutirer le plébiscite
quitte à le larguer tout de suite après dans un vide que la nature hait par
essence.

Le citoyen ainsi abusé exprime souvent son le ras-le-bol par un déchaînement
et une violence qui dépassent le cadre de ce qui les a organiquement
provoquées. Le cas de Kita est une parfaite illustration de ce stress à
terme explosif.

Pour revenir, je dirais qu’il y a même une sorte d’entente tacite entre le
pouvoir et ces cercles, qui laisse l’opinion publique vagabonder, critiquer
librement à travers une presse prétendument libre, en contre partie de
l’entière latitude d’agir non pas selon les règles du droit, telles qu’elles
sont tracées dans le droit national, mais selon les principes de la
subjective activité sur-mesure.

Cette position fait de notre pays, un pays de paradoxes et même un motif de
curiosités pour son cumul de thèses et anti-thèses où le recours à une
extrême gymnastique pour concilier des extrémités, dont seuls quelques
privilégiés détiennent le secret sont des moyens pour reconduire
l’incapacité chronique et s’assurer enfin une place au soleil à l’aide des
passe droits au détriments des énergies vives de la nation.

D’aucuns diraient que nous avons beaucoup de chances d’avoir – par exemple –
une presse libre d’intervenir dans tous les domaines de la vie publique et
même privée dans une langue de bois à peine ravalée, oui mais, une telle
chance se heurte comme nous le voyons à un tas d’obstacles structurels et
institutionnels qui finissent toujours par laminer ou annuler purement et
simplement ses effets bénéfiques, si elle n’est pas soumise au joug des
arguments diffamatoires auxquels on fait appel pour la discipliner.

Evidemment, les voix qui s’élèvent ou dénoncent à travers la toile du net
sont plus difficiles à museler, mais celles-là ne peuvent aider à forger des
opinions dans un milieu ou le bouche-à-oreille reste l’un des récepiendaires
attractifs de données essentielles pour ou contre la moralisation de la
chose publique.

............ ......... .....à suivre

PS: prière excuser de la longueur du post

------------ --------- --------- --------- --------- ------AHAR-

--
Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans
développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de
l’Homme".



Entre paix et guerre : Du chèque et des chocs dans le septentrion

Le Nord malien évolue depuis un certain temps dans une situation mi-figue
mi-raisin, avec autant de motifs de satisfactions que d’inquiétudes. Á la
conclusion d’un accord visiblement solide avec l’Alliance du 23 Mai pour le
Changement et la Démocratie devait aussitôt succéder l’ouverture d’une
belligérance déclarée à la ramification d’Alqaïda dans le Sahara.
Conséquence : la guerre continue de le disputer à la paix, avec son lot
d’implications néfastes et de périls sur les chances de développement.

Pour concrétiser leur volonté de stabiliser le septentrion, les hautes
autorités maliennes ont opté pour une approche axée sur les initiatives et
les actions d’impacts et d’envergure socioéconomiques. Après s’être
manifesté dans ce sens - engagements à l’appui - au Forum de Kidal sur les
Régions du Nord, le gouvernement a finalement franchi une étape d’autant
significative qu’attendue dans la consolidation et d’une pérennisation de
l’Accord conclu avec les moins intransigeants de la compagnie Bahanga. C’est
ainsi que le week-end passé une lueur d’espoir de paix a une fois encore
brillé sur la ville de Kidal où les autorités et leurs partenaires au
développement ont posé de réels jalons d’une paix durable.

Une rondelette de 1,2 milliards de nos francs a atterri sur les comptes de
l’ADN (Agence Nationale pour le Développement du Nord-Mali), un instrument
très utile dans l’arsenal de conception et d’accompagnement des initiatives
de développement socio-économique au septentrion. La remise officielle du
montant au Directeur Général de cette structure a fait l’objet d’un
événement maous ayant mobilisé, autour du Ministre de l’Administration
Territoriale, le cercle privilégié de partenaires très intéressés dans le
retour d’une stabilité sans laquelle tous leurs efforts seraient annihilés.
Aussi l’événement n’a-t-il pas drainé que des figures emblématiques de la
rébellion. Y ont également pris part des officiels de voisins immédiats
comme l’Algérie ainsi des élus parlementaires des régions du Nord, entre
autres.

Il faut reconnaître que le jeu en valait vraiment la chandelle parce que le
chèque reçu par le premier responsable de l’ADN représente partie d’un total
de plus de 22 milliards F CFA destiné au financement du programme de
réinsertion des jeunes qui constituent le vivier de toutes les rébellions
que le septentrion a vécu depuis des indépendances à nos jours. Le mettre à
l’abri du désœuvrement constitue logiquement un moyen efficace de lutte
contre les facteurs permettant aux velléités irrédentistes ou criminaliste
de prospérer par la fragilité de la jeunesse.

Le hic, c’est qu’au même moment où cette fumée de calumet dominait sur le
ciel de la 8ème Région, l’incertitude plane sur celui de Tombouctou où les
chocs entre les forces armées maliennes et la ramification d’Alqaida désigné
sous les initiales ‘AQMI’ peuvent intervenir à tout moment. C’aura été, en
tout cas, le prolongement logique de la belligérance que l’armée malienne a
ouvertement déclarée à la présence islamiste dans le Sahara, depuis la
liquidation d’un officier supérieur dans la ville historique de Tombouctou.
La tragédie a enclenché une foudroyante traque d’abord soldée par des
lourdes pertes aux assaillants islamistes, avant d’être interrompue à la
suite d’une sévère réplique aux forces régulières.

Sans baisser pavillon pour autant, les forces armées en ont plutôt repris de
la vigueur dans leur détermination à nettoyer le Sahara malien d’une menace
Alqaïda. La cause est manifestement sublime, sauf que par delà la redoutable
réputation de l’ennemi, la nouvelle donne a été révélatrice de pratiques
dangereuses que légitime une caution à peine voilée des plus hautes
autorités de la République. Il s’agit notamment de l’émergence et de
l’officialisation tacite des milices tapies dans le système de la défense
nationale.

À la faveur de sa plus récente sortie médiatique, le chef de l’État en
personne n’a daigné ciller devant la réalité de ces groupuscules organisés
au sein de l’armée - dont les éventuelles dérives et manifestations n’ont
pourtant rien de moins effroyable que l’histoire du concept qui les désigne.
Et pour cause : il se susurre, par exemple, que le seul arsenal militaire
découvert au domicile d’un des éléments de la milice arabe, après sa mort,
pouvait prendre d’assaut une ville comme Tombouctou.

C’est dire qu’en plus des équations de la rébellion et d’Alqaïda, les
autorités doivent se préparer à affronter les conséquences d’une pratique en
pleine expansion comme par effet de contagion. À peine n’est-on en train de
donner libre cours à l’instauration d’une milice pour chaque groupe ethnique
dans l’armée, à l’allure où la pratique bénéficie de la tolérance
régalienne.

Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans
développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de
l’Homme".

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الأربعاء، ٢٥ يوليو ٢٠٠٧

Les touaregs ne sont pas les chiens de gardes des Etats contre AlQuaida

Lu sur le site Agadez Niger posté le Jeudi 23 Juil 2009


Mefions-nous de l'instrumentalisation que l'on veut faire des Touarègues en les engageant au Mali comme rempart contre AlQuaïda au Maghreb (AQMI).

AQMI ne s'en prend qu'aux intérêts de certains États occidentaux (ceux-là même qui sont à la base de notre drame) et leurs suppôts qu'elle juge à travers des principes islamiques et civilisationnels propres à elle.

Lorsque en Algérie on les combat, on ne dit pas que ce sont les arabes ou les kabyle , pareil en Libye, en Mauritanie et au Maroc.

Alors pourquoi, au Mali, veut-on particulariser "les touaregs" pour les désigner comme étant les plus aptes à combattre AQMI. j'attire l'attention de nos frères maliens sur les risques que cela créera à notre noble lutte de libération et à toute la communauté touarègue.

C'est l'État malien qui a des problèmes avec Alquaïda, il doit l'affronter en tant qu'état avec ses moyens et son armée, même si celle-ci renferme des touaregs. Mais pas singulariser un groupe donné pour l'exposer, lui et lui seul, et le jeter en pâture aux islamistes du monde entier.

En fait, c'est le subterfuge trouvé par l'Etat malien pour d'une part se débarrasser des ex-combattants en présentant cela comme une action de réinsertion socio-économique et d'autre part épuiser leurs moyens dans des guerres qui ne sont pas les leurs.
Ce faisant, on pourrait croire que leur Etat ne vise pas autre chose que la liquidation des combattants touaregs, pour laisser terrain libre aux exploitations minières.

Papis

--
Mr ASSADEK aboubacrine
Assistant au département de mathématiques et informatique
à la Faculté de Sciences et Techniques de l'Université de Bamako.
Tel (00) 223 222 32 44
Fax (00) 223 223 81 68
B.P. E3206 Bamako-Mali
Cel1 (00) 223 643 49 64
Cel2 (00) 223 653 83 44
skype: djaladjo32
site: http://www.aboubacrine-assadek.com/

Kofi Annan : "Pas de développement sans sécurité, pas de sécurité sans développement, ni développement ni sécurité sans respect des Droits de l’Homme".

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الخميس، ١٩ يوليو ٢٠٠٧

des volontaires pour traduire ces proverbes en Anglais et Arabes et Tifinagh

Par : Assan Midal

Voici une liste des proverbes que j’ai tiré du livre : Les gens de la parole disent “Proverbes Touaregs de l’Azawagh” Traduits et commentés par ALHASSANE AG SOLIMANE ET SASKIA WALENTOWITZ

– La vie, c’est un jour que tu aimes, un que tu n’aimes pas jusqu’à celui où tu n’es plus.
– Une femme qui a perdu son mari cherche parmi les hommes qui l’enterrent celui qui va l’épouser.
(La dureté de cette parole témoigne du désespoir éprouvé par un homme devant l’indifférence d’une femme.)
– Choisis comme ami celui qui te surpasse et non celui que tu surpasses.
– Pour un homme, mieux vaut se casser la jambe que casser sa parole.
– Un homme ne laisse pas de mauvaises empreintes là où il a séjourné.
Il est plus facile d’être un homme de rien qu’un homme de bien.
– Une journée suffit pour séparer ce qu’une année ne peut rassembler.
– C’est celui qui mange une sauterelle après avoir jeûné un mois.
(Illustre toute situation dans laquelle un grand effort, ou une longue attente, se solde par une récompense maigre et décevante.)
- Mieux vaut marcher sans savoir où aller que de rester assis sans rien faire.
– La patience fait naître une femelle.
(Les touaregs valorisent les animaux femelles, symboles de richesse en raison de leur pouvoir de reproduction. Le proverbe signifie que la patience est toujours récompensée.)
– Connaître des hommes, c’est la richesse ; connaître des femmes, c’est la pauvreté ; connaître le pays, c’est le repos.
(En pays touareg, un homme peut compter sur ces pairs, doit apporter son soutien aux femmes et sait emprunter les chemins les plus justes s’il connaît le pays.)
– Je donne et j’attends la suite.
(Ce proverbe désigne une personne qui donne par intérêt.)
– Si je connaissais le lieu de ma mort, je l’éviterais.
(Autrement dit, on ne peut pas tout prévoir)
– Lorsque quelqu’un te donne un conseil, regarde si ces propres conseils le font vivre.
– La parole ne suffit pas pour faire d’un homme ce qu’il n’est pas.
– Si la parole est l’argent, le silence est l’or.
– Qui fait ce que son père n’a pas fait, verra ce que son père n’a pas vu.
– On sait de son départ ce que l’on sait pas de son retour.
– Ce qui se fait sans raison disparaît sans raison.
– L’envie d’un homme ne fait pas la vie d’un autre.
(Ce n’est pas parce que l’on souhaite malheur à quelqu’un que celui-ci lui arrive)
– Si tu veux qu’un homme ait peur de toi blesse-le au visage : chaque fois qu’il prendra un miroir, il se souviendra de toi.
– Elle fait pour le mariage de sa fille ce qu’elle n’a pas fait pour le sien.
(L’image fait allusion à la mère qui impose à sa fille un mari qui représente un intérêt pour la famille, alors qu’elle-même a voulu épouser le sien par amour. Autrement dit : « fais ce que je dis, pas ce que je fais »)


tanimert

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الاثنين، ١٦ يوليو ٢٠٠٧

L'insécurité au nord du Mali

Par : Amghar Ag Mohamed
Publié : le 16/07/2009
Comme vous le savez, depuis le début des crises politiques qui ont secoué l’Algérie dans les années 90,les éléments des groupes salafistes pour l’appel et le combat se trouvent au nord du Mali au su et vu de tous les deux Etats(Mali et Algérie)
Vers la fin de l’année dernière,après une résistance touarègue très active dans le nord du Mali, un accord a été signé entre les dirigeants maliens et algériens afin de s’emparer de deux tendances(touaregs et groupes salafistes)
Les clauses des accords comprennent ceci
L’Algérie doit mettre en œuvre tous les moyens nécessaires et disponibles pour arriver à un terrain d’attente entre le Mali et la résistance armée touarègue. En d’autres termes, l’Algérie doit jouer le rôle de mediataire dans les négociations pour aboutir à une paix durable entre le Mali et les touaregs. L’Algérie a posé comme condition, une fois que la paix s’est établie au mali,ce dernier doit combattre jusqu'à déloger les bases des groupes salafistes(devenus Alquida du magreb islamique),installées dans le nord du Mali
C’est ce qui se réalise sur le terrain actuellement. Après les accords et l’établissement de la paix entre le Mali et les combattants touaregs, l’armée malienne s’est engagée dans la guerre contre Alquida du magreb islamique
Selon nos informations plusieurs affrontements ont opposé l’armée malienne aux groupes salafistes au nord du pays. La semaine dernière les éléments des groupes salafistes ont attaqué une base de l’armée malienne située entre Tawdanni et Timbouctou.Le bilan est lourd pour le coté malien. Les groupes salafistes ont tué plusieurs dizaines dans l’armée malienne et pris d’autres dizaines en otage. Plusieurs militaires maliens sont portés disparus laissant la base vide
De sources bien informées, un arsenal malien a quitté Timbouctou à la poursuite des éléments des groupes salafistes
Nous affirmons que cette guerre ne concerne en aucun cas la nation touarègue. Donc les responsables touaregs doivent s’éloigner de cette guerre dont les conséquences risquent d’être incalculables, même si le gouvernement malien tente de les impliquer

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السبت، ٢٣ يونيو ٢٠٠٧

Compte rendu des évènements de Tandagdagorane

Alyad
22/06/2009 - 11H59
Bonjour,

J'ai été profondement choqué par le silence qui a prévalu après
l'assassinant des 6 membres de la famille Kel Essouk à Tandagdagorane, près
de Tessit. Les autorités n'ont pas fait de ce crime leur préoccupation. cela
démontre que de nos jours, tout groupe d'individu qui ne constitue pasune
menace pour la stabilité ne bénéficie pas de privilège au Mali. Mesdames et
Messiuers, je vais vous relater à la lettre ce qui s'est passé à
Tandagdagorane dans la nuit du jeudi 12 Juin au vendredi 13 Juin 2009.

Il etait 3 heures du matin quand un groupe de 14 Hommes armés de kalanchikov
et de grénades a fait irruption dans le campement Kel Essouk de
Tandagdagorane. A leur arrivée, ils ont jetté une grénade devant une des
cases.

Première victime: Le nommé Almahmoud Ag Issahou (première victime) a demandé
qu'est ce qui se passe. très tôt il fut arreté par les assassins qui
épuisèrent le contenu d'un chargeur sur son corps. Tenez vous bien, tout ce
qui est dans son ventre comme organe est sorti. ce nommé Almahmoud Ag
Issahou n'est pas de ce campement. il était venu juste pour passer la nuit
et continuer à la recherche de sa chamelle qui se trouverait dans la
haoussa. il se proposait de continuer le lendemain.

2ème Victime: Il s'agit de Ismaril Ag Mohamed, quand son étranger Almahmoud
Ag Issahou fut assassiné, il sortit de la case pour voir ce qui se passe, il
a subit le même sort et les balles l'ont atteint tout le lond du dos. je
rappelle qu'il est arrivé d'un voyage du Niger à 16h et la nuit la tragédie
est survenue.

3ème victime: Wiskyi walletil guizinguizi, c'est la femme au même Ismaril Ag
Mohamed, après l'assassinat de son mari, elle a courru pour se diriger vers
un autre abri, les criminels ont jetté sur elle une grénade qui l'atteignit
sur la poitrine. Par la suite ils sont venus lui donner des coups de fusils
sur tout le visage. Elle succomba laissant derrière elle 3 orphélins dont 2
garçons (3 ans et demi et 1an) et une fille de 5 ans.

4ème victime: Mohamed Hassan El ansari: 63 ans. il a été retrouvé par les
assassins dans l'enceinte de la mosquée du village entrain de prier. il fut
enlevé puis torturer d'abord avant d'être assassiné laissant derrière lui 3
enfants dont une fille et deux graçons. Il n'est pas de ce campement; il
était venu accompagner sa fille qui a desiré rendre visite à sa grang mère
qui est dans le même campement.

5ème victime: Mahmoud Ag Mohamed Ahmid, élève au lycée franco arabe de gao.
il est arrivé la nuit même de ces evènements en provenance de Gao. il fut
amené par les criminels au même lieu où ils ont tué Mohamed Hassan El Ansary
pour être exécuté.

6ème Victime: c'est le nom de Taghlift qui est le cousin de la 5ème victime
et qui a été exécuté au même lieu que lui.

Les blessés: Ils sont au nombre de 4 ( 3 jeunes garçons et une fille). le
cas le plus grave se trouverait à Gao et les trois autres sont hospitalisés
à Ansongo. Parmi eux se troouve Ousmane Ag Almahmoud Ag Efanfane blessé à la
main apr une grénade; les deux autres graçons sont les jeunes frères de
Mahmoud (la 5ème victime). le nommé Ousmane Ag Efanfane a été sauvé grâce à
un des malfrats à qui il a frequenté l'école et qui l'a reconnu. il a
demandé aux autres de lui épargner son promotionniare. Ousmane est de
Tessit, il est venu accompagné Mahmoud dans son campement sur sa moto.

Le chef de campement, Mohamed Ahmid Ag Jalla a été conduit jusqu'à 2 Km du
site puis relaché suite à une dispute entre le groupe. certains ont proposé
de le tuer et d'autres se sont opposés.

A la date d'aujord'hui aucun appui financier de l'Etat n'a été accordé à ces
blessés qui ont subit ce coup dur. Le gouverneur s'est rendu sur les lieux
pour apaiser et non pas pour apporter son soutien.

NB: Sur les 14 criminels, 8 sont connus par tout le campement.

je vous tiendrai informer de la suite incha Allah.
Source: http://www.kidal. info/Forum/ FR/lire.php? msg=4778

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الأحد، ١٠ يونيو ٢٠٠٧

Le SAHARA, TERRE FRANÇAISE

Publier Le 10/06/2009

Les hommes de ma génération savent encore le nom, un instant sur toutes les bouches pendant leur enfance, de Jacques Lebaudy, un homme d’affaires français qui, embarrassé par sa fortune et emporté par l’esprit d’aventure, avait conçu le projet romanesque, dont les journaux s’amusèrent alors, de fonder pour son propre compte un empire au Sahara.
Quinze ans plus tard Pierre Benoit, tirant parti de légendes du Hoggar et de la découverte archéologique du tombeau de la reine touarégue Tin Hinane, imaginait son roman de l’Atlantide. De l’histoire à demi vécue de deux officiers sahariens, il faisait sortir des solitudes du Hoggar le mirage d’une mystérieuse principauté berbère défendue par la solitude contre les curiosités de l’Occident.
En 1952 les choses ont bien changé. Un projet de loi vient d’être déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale pour proclamer l’intégration du Sahara au territoire national et décider de la création de « départements français » au cœur du grand désert. En effet, depuis quelques mois, des publicistes, des économistes et des financiers ont lancé l’idée, à la suite d’entretiens, de discussions et de publications dont la presse a fait connaître la teneur1, de favoriser par une telle décision gouvernementale l’exploitation industrielle du Sahara. Il s’agirait essentiellement de placer une partie au moins de ses territoires sous l’autorité unique et directe de la métropole, de manière à pouvoir donner une vive impulsion aux entreprises minières, dans des conditions qui réserveraient à la France l’initiative qui lui revient, puisque c’est elle-même qui a contribué, au prix d’un demi-siècle d’efforts, à ouvrir l’accès de ces régions impénétrables. Les initiateurs de ce projet avancent, avec quelque pertinence, que, si notre pays se désintéressait de cet avenir, d’autres Puissances ne tarderaient pas à prendre



____________________________________________
1. Hommes et Mondes, mai 1951 et suivants ; Figaro, 5 et 6 octobre ; le Monde, 30 mai et 26 octobre.

Cette ouvre à leur compte. Le désert a, on le voit, cessé d’être la terre du rêve pour devenir un des espaces du ,onde où peuvent se heurter les convoitises des grands Etats en même temps que l’ambition des stratèges et l’imagination des créateurs de Puissances industrielles.
Ce changement d’attitude n’a pas été cependant aussi brusque qu’il peut paraître. Depuis qu’a été achevée, en 1934,la pacification du grand désert d’Afrique, deux grands projets, partiellement réalisés d’ailleurs, ont attiré l’attention des économistes sur cette partie déshéritée du continent. Dans la boucle du Niger, à la limite sud du désert, dans ce delta intérieur où se perdaient inutilement les eaux du fleuve, la construction de grands barrages a permis avant la guerre d’entreprendre de vastes travaux d’irrigation. Les initiateurs de cette œuvre espéraient réussir ainsi à transformer le delta intérieur du Niger en une zone aussi riche, par ses plantations de coton, que la Djezireh du Haut Nil dans le Soudan anglo-égyptien. D’autre part, depuis 1932, le projet d’un chemin de fer transsaharien _ de Gao à Nemours _ était étudié pour relier cette nouvelle zone de peuplement de la boucle du Niger à la Méditerranée, en suivant la vieille voie historique d’un itinéraire transdésertique de caravane. Certains pensaient ainsi intéresser l’Algérie à la mise en valeur des richesses du Soudan et du Tchad.
Ces vestes desseins, il est vrai, n’ont jamais séduit en France et en Afrique qu’une partie de l’opinion. Certes, des événements internationaux sont intervenus pour limiter considérablement la réalisation des plans primitifs. Mais en même temps l’Office du Niger et la Transsaharien ont suscité l’un et l’autre de furieuses contre-attaques. Certains redoutaient que les irrigations du Niger ne consacrassent la mise en esclavage économique des populations noires transplantées, alors que l’Office du Niger se proposait au contraire de les libérer définitivement de la misère en les rattachant à l’économie moderne. D’autres dénonçaient le gaspillage d’argent que serait l’établissement d’une voie ferrée à travers le désert et qui resterait, disaient-ils, sans trafic et sans utilité réelle. Les promoteurs du Transsaharien répondaient, chiffres en mains, que les dépenses seraient réduites et donnaient l’exemple des nombreux chemins de fer transdésertiques du monde. Malgré les controverses, cependant, l’élan était donné. Le barrage de Sansanding construit, les irrigations se développèrent sur un plan plus modeste qu’on ne l’avait imaginé, mais dans des conditions qui, à tout prendre, se trouvèrent heureuses. D’autre part, le chemin de fer Méditerranée-Niger partant de Nemours poussant son avance au-delà de Colomb-Béchar se révélait, avant même d’avoir atteint le cœur du désert, un moyen incomparable de pénétration dans une vaste zone minière dont l’intérêt ne cosse depuis plusieurs années de s’accroître. Sur son axe et dans son prolongement, se poursuivent en effet de nos jours d’une manière continue des prospections, et des découvertes les plus engageantes se succèdent qui retiennent aujourd’hui l’attention des économistes.
Malheureusement ces deux projets avaient un instant intéressé le gouvernement de Vichy. Ils se trouvèrent par là même, aux yeux d’une opinion simpliste, entachés de cette réprobation qui, au lendemain de la Libération, frappa indistinctement toutes les entreprises sur lesquelles s’étaient reportés quelques espoirs pendant la difficile période de notre détresse nationale. Mais il s’agissait sur ce point d’un discrédit trop sentimental pour que la paralysie fût complète. Depuis trois ans, les recherches géologiques amènent à considérer avec attention la vaste zone qui s’étend depuis Fort-Gouraud en Mauritanie à 600 kilomètres à l’ouest de Villa Cisneros, en passant par les confins du Dra, Beni Abbès, jusqu’au Hoggar et à l’Aïr ; entre le Rio De Oro et la Libye. L’idée d’une « mise en valeur » du Sahara a ainsi repris corps, débarrassée de la plupart des préjugés qui en avaient précédemment limité la portée.
Nous trouvons intact en effet sur ces immenses territoires le vieux socle primaire africain dont les grands plissements tertiaires de l’Atlas maghrébin n’ont pas altéré la disposition. Les minces apports de sable ou sable ou les maigres fossiles des rivières intérieures du Sahara laissent presque partout à nu dans les régions centrales le squelette géologique du continent et les prospecteurs découvrent chaque jour dans ses fissures des indices de charbon, de cobalt de manganèse, de cuivre et d’étain.
Le France a ; depuis un siècle, assumé le rude tâche de pacifier ce continent désolé, et a fait l’effort d’y ouvrir des routes, d’y aménager des points d’eau. Est-ce elle qui prendra l’initiative d’une exploitation moderne ? Donnera-t-elle l’exemple des grandes entreprises conduites dans l’ordre et selon une sûre méthode ? Ou bien verrons-nous au contraire s’abattre sur ce pays, au hasard des circonstances, des sociétés puissantes de nationalités et d’attaches diverses, aux vues limitées, aux calculs égoïstes ? Déjà des demandes de recherches pétrolières, qui se paralyseront d’ailleurs les unes les autres, sont adressées à la France par des compagnies étrangères. La presse britannique elle-même, au lendemain de la découverte du riche gisement de fer de Fort-Gouraud, n’a-t-elle pas lancé, comme un ballon d’essai, l’idée d’une internationalisation du Sahara ? Il était naturel qu’en France l’opinion éclairée s’inquiétât de l’avenir du Sahara français et qu’une discussion fût instituée entre tous ceux que préoccupe l’intérêt national pour tenter d’intéresser le gouvernement et l’opinion de notre pays à des problèmes qui ne sont plus aujourd’hui colorés d’aucun romantisme. L’heure est venue, pour notre pays, de prendre position.

***
Le Sahara africain n’est que le dernier maillon de cette chaîne de déserts et de steppes de la zone subtropicale qui, depuis la Chine, l’Inde et l’Iran, se prolonge par la péninsule Arabique, les déserts d’Egypte et de Libye. A la vérité, la géographie comme l’histoire unissent pratiquement, malgré les deux coupures de la mer Rouge et du golfe Persique, en un seul bloc géographique tous les espaces vides qui s’étendent entre le golfe Persique et l’Atlantique, entre les parallèles 16° et 32° Nord.
La similitude du climat dans une région où les chutes de pluies sont inférieures à 100 millimètres par an, la prépondérance de la vie pastorale, la succession régulière des invasions de nomades berbères et arabes font de ces régions une sorte de continent à part, qui a été par excellence la zone en bordure de laquelle s’est faite_sur ses limites septentrionales et méridionales _ l’expansion de l’Islam.
Mais en même temps, dans cet immense territoire, le Sahara occidental, celui de ces déserts qui nous intéresse particulièrement et qui a pour limites mêmes celles des territoires placés sous l’autorité de la France dans le Sud algérien, l’Afrique Occidentale Française et la Tchad, a eu des destinées historiques particulières qui lui confèrent une originalité propre, sur lesquelles il nous faut réfléchir.
On sait qu’à l’aube de l’histoire cette vaste zone, aujourd’hui dépeuplée, apparaissait, par les races qui l’occupaient, comme un prolongement naturel de l’Afrique Noire. Dans les oasis du Sahara algérien et la Libye se trouvaient des populations foncées que les Grecs désignaient sous le nom de nubiens, et qui étaient peut-être de même origine que les Haoussa et Toubbous ou appartenaient aux races éthiopiennes, très différentes de celles qui occupent aujourd’hui le Soudan. Il se peut que des débris de ces populations noires, refoulées ou détruites par les invasions postérieures, aient subsisté jusqu’à nos jours dans les oasis du Touat et du Dra. Ce sont elles qui formeraient le fond primitif de ces cultivateurs noirs désignés généralement sous le nom de Haratine. Il est vrai qui la pratique de l’esclavage introduisit par la suite dans ces régions d’oasis pendant de longs siècles des éléments importés du Soudan ou même des régions bantoues, de telle sorte que nous ne sommes plus en état de retrouver avec exactitude dans les cultivateurs noirs des palmeraies sahariennes les descendants de ces habitants primitifs du Sahara.

Plus tard, les invasions de nomades berbères, dont nous ne pouvons préciser la date, mise qui sont bien antérieures aux conquêtes romaines, aboutirent à l’unification presque complète, par les premiers conquérants blancs, du désert et des zones méditerranéennes.
A partir du dixième siècle de notre ère, apparaissent à leur tour, suivant la périphérie du Sahara ; les envahisseurs arabes en Egypte, au Soudan anglo-égyptien, puis en Libye. Leurs groupes se fixent dès ce moment dans le territoire du Tchad. Puis avec les invasions puissantes des Soleim et des Beni Hilal à partir du onzième siècle, et avec celles de Maqil au treizième siècle, les vagues d’invasion déferlent sur la Tunisie, l’Algérie, le Maroc pour s’infiltrer peu à peu sur la côte atlantique en partant de l’Oued Dra vers le Sénégal. La conquête de la Mauritanie par les Arabes sur les Berbères s’achève au dix-huitième siècle. Les Berbères nomades sont confinés ou refoulés. Leurs descendants n’ occupent plus guère que le centre du désert autour de l’Aïr, du Hoggar, débordant cependant en oblique vers le nord-ouest jusqu’aux confins de l’Atlas marocain. C’est à ce moment que le peuplement ethnique du Sahara nous apparaît comme stabilisé.
Mais c’est alors que l’intervention de l’Occident va transformer les conditions de la via au désert. En dépit du caractère dévastateur et souvent violent des conquêtes berbères, le Sahara avait connu depuis le haut moyen âge une vie commerciale intense que nous n’imaginons plus aujourd’hui qu’avec peine. Il était en effet traversé du nord au sud par des grandes routes parallèles qui unissaient les royaumes noirs plus ou moins islamisés du Soudan aux rives de la Méditerranée. Parmi ces grandes routes, citons surtout celle du Tchad à Tripoli, celle du Niger à l’Oued Dra et celle du Sénégal au pays du Sous. Ces itinéraires étaient les routes des esclaves, de l’or, des cotonnades africaines ou des plumes d’autruche, parcourues du sud au nord. Au retour, elles acheminaient les objets fabriqués venus du Maghreb ou d’Europe, la poudre, les armes et la verroterie.
Dès la fin du dix-huitième siècle le développement du commerce maritime moderne sur les côtes du golfe de Guinée allait altérer le sens des échanges. Les productions de l’Occident parviennent dès lors au Soudan par le Sud et les traitants établis sur les comptoirs de l’Atlantique exportent directement par leurs navires le « bois d’ébène », la poudre d’or et l’ivoire. Les routes transsahariennes dépérissent. Bientôt les conquêtes occidentales en Afrique Noire vont achever cette décadence, cependant qu’au Maghreb même l’administration moderne des Etats rendra possibles les relations directes avec l’Europe.
Les dernières années du dix-neuvième siècle précipitent la décadence et bientôt la pacification totale des zones désertiques provoque un changement plus important encore : l’effondrement politique de la société nomade.
Si l’on veut bien comprendre les conditions dans lesquelles se pose aujourd’hui à la France et au monde entier le problème de l’exploitation moderne du Sahara, Il faut en effet tenir compte de l’immense transformation apportée à ces territoires par la pacification définitive. Et pour saisir toute l’importance de ce changement, il faut évoquer tout d’abord ce qu’était la situation politique des tribus guerrières de l’intérieur de l’Afrique Blanche au temps où celles-ci vivaient dans l’anarchie.
En Afrique, comme dans la péninsule arabique, la domination du désert appartenait naguère à quelques grandes tribus guerrières, extrêmement mobiles, utilisant pour leurs expéditions lointaines des chameaux agiles qui leur permettaient d’échapper à toutes les poursuites. Les quelques bases permanentes dont disposaient ces nomades chameliers au centre du Sahara étaient ainsi inaccessibles aux forces des gouvernements périphériques qui eussent tenté de les y atteindre. L’Empire du Maroc, l’Empire turc, les royaumes du Soudan n’osaient pas s’aventurer à les combattre dans les solitudes redoutables du grand désert. Aussi ces pasteurs guerriers capables de subsister, lorsqu’ils le voulaient, dans la partie centrale, faisaient-ils sentir le poids de leurs armes sur les tribus périphériques moins belliqueuses qui vivaient plus près des marches du désert, où l’on pratiquait plus aisément un élevage régulier. Souvent même leurs raids les menaient jusqu’aux zones sédentarisées occupées dans le Sud par les Noirs, ou dans je Nord par les tribus arabes stabilisées au pied de l’Atlas. En même temps, les maîtres du Sahara central tenaient sous leur étroite domination les habitants des oasis, ces noirs paisibles ravalés depuis des dizaines de siècles à la situation de sédentaires asservis. De temps à autre l’une ou l’autre de ces grandes tribus, lorsqu’elle était vaincue par une rivale, éclatait elle-même et se dispersait à son tour sur les rives du Sahara. On trouve encore, en étudiant l’origine ethnique des petits groupes qui sont fixée à la li,ite de la sédentarisation, des descendants de ces anciens dominateurs berbères ou arabes, dont le no, faisait, dans les siècles passés, trembler les commerçants ou les agriculteurs des confins. Ces grandes tribus, dont celle des Reguibat, célèbre par ses combats contre la France et l’Espagne il y a vingt ans, nous donne le dernier exemple, avaient cette double particularité, étrange à nos yeux, d’être à la fois militairement puissantes et matériellement très pauvres. La via au désert était pour ces guerriers une sorte d’épopée permanente, entièrement occupée par des raids à grande distance, remplie par l’exécution de vengeances entre clans rivaux, une sorte de misère héroïque dans laquelle le dénuement allait de pair avec la noblesse et la générosité fastueuse avec la pauvreté.
Lorsque la pacification des confins eut été rendue possible par la création de troupes méharistes bien organisées, pourvues d’armes modernes, appuyées par les liaisons automobiles et soutenues par les progrès matériels d’une action continue exercée pendant des dizaines d’années, le jour vint où cette société nomade guerrière du centre du désert fut à son tour contrainte à signer la paix. En rendant leurs armes, ces grands bédouins chameliers perdirent en quelque sorte leur raison de vivre. L’on vit alors se précipiter avec une rapidité jusqu’alors inconnue le grand mouvement historique, jadis assez lent, qui a toujours porté les populations nomades du centre vers la périphérie. C’est ainsi que _ de 1900 à 1950 _ le centre du désert s’est vidé peu à peu au détriment des rives du Sahara. Seuls subsistent aujourd’hui, de ces puissantes confédérations guerrières de l’intérieur, quelques groupes nomades évoluant autour de quelques points d’appui naturels et limitant leurs déplacements aux nécessités économiques du pâturage. Dans la région centrale, dont la superficie est huit fois et demie égale à celle de la France, entre le Rio-de-Oro et l’Aïr, entre l’Adrar des Iforas et la région de Beni-Abbès, on ne compte guère plus de 220.000 habitant1, parmi lesquels d’ailleurs une faible part de sédentaires d’osais. Nous sommes donc là devant une terre vide et les problèmes humains, si intéressants à résoudre qu’ils soient encore, n’ont plus ici aucune importance politique. Cette terre, déjà très pauvre, qu’habitaient seulement d’héroïques bandits, est aujourd’hui presque abandonnée par l’homme. Le désert ne vivait que grâce à la guerre.
La paix en a chassé la plupart de ses fils.


1 . L’ensemble du Sahara, en comptant les zones périphériques où les nomades ont des relations avec les sédentaires des pays côtiers, a onze fois et demie la surface de la France et un million neuf cent mille habitants nomades, y compris les Peuls, nomades sahéliens.

observons qu’il s’agit ici d’une évolution naturelle dans laquelle n’a joué, bien au contraire, aucun calcul d’éviction. Beaucoup d’officiers s’étaient pris d’amitié pour ces nomades belliqueux, si attachants, et ils eussent souhaité les voir, sur place, se transformer en paisibles pasteurs. Mais avec l’édifice politique de leur puissance a disparu le système social qui les faisait vivre. Par suite de l’établissement de la paix, les liens qui unissaient les protecteurs aux protégés, les grands nomades aux petits nomades et aux sédentaires, se sont trouvés brisés. L’attrait du rezzou, de l’expédition de pillage, ayant disparu, l’idéal plus matériel de la vie sédentaire s’est peu à peu imposé. Les nomades se sont rapprochés des centres permanents. Leurs troupeaux, dont les parcours se sont amenuisés, ont diminué peu à peu. Ceux qui vivaient sur les limites des pays agricoles en ont délibérément passé la frontière et se sont enfoncés progressivement vers les savanes herbeuses. Sur la rive sud du Sahara surtout on a observé une descente presque générale des tribus qui, peu à peu d’ailleurs, au contact des populations noires, se métissent et s’alourdissent.
Mais la paix avait encore d’autres conséquences désastreuses jusque dans les zones de bordure désormais surpeuplées. Sur les confins sahariens du Maroc, les grands nomades, qui ont conquis les oasis du Bani il y a cinquante ans, se trouvent aujourd’hui dépourvus d’autorité sur leurs sujets noirs ou sur les Berbères sédentaires qu’ils opprimaient jadis. Leurs anciens vassaux vont aujourd’hui travailler dans les mines et dans les ports, cependant qu’eux-mêmes, incapables de cultiver les palmiers, tombent peu à peu dans la misère. Bientôt les pasteurs abandonneront à leur tour ces marches frontières et s’en iront, en tentes isolées, se perdre parmi les sédentaires du Maroc du Nord.
***
Ce vide progressif du Sahara fait aujourd’hui du cœur du continent africain une terre presque sans hommes, dont la situation devient analogue à tant de déserts chauds ou froids qui parsèment la planète. Le Sahara central, avec ses richesses minières potentielles, ressemble ainsi plus ou moins à l’Alaska ou au Groenland. Les populations indigènes si dispersées qui y vivent encore en nomades ou en sédentaires d’oasis ne peuvent naturellement pas revendiquer la propriété éventuelle des mines ou des champs de pétrole hypothétiques, pas plus que les Esquimaux du Grand Nord ne pourraient réclamer de droits sur la mise en valeur de gisements d’uranium. Les problèmes changent de face. L’économie l’emporte sur la politique. Nous entrons ici dans le régime de la technique industrielle et dans le domaine presque sans partage de la puissante économie moderne.
Dans ces conditions, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et d’exploiter les ressources locales ne peut être invoqué puisqu’il n’existe pratiquement pas sur place de peuples qui occupent le pays. Il subsiste seulement çà et là de pauvres communautés humaines résiduelles, qui méritent d’ailleurs de bénéficier d’une assistance économique et morale. L’Occident, qui a ruiné leur puissance en leur imposant la paix, doit être aussi assez généreux pour permettre à ceux qui sont restés de survivre dans un monde nouveau qui leur est étranger.
A cet égard, la France est mieux placée qu’aucun autre pays pour aborder cette tâche humaine, qui n’est pas sans grandeur. Elle peut exciper d’une longue tradition d’humanité à l’égard des peuples de l’Afrique Blanche. Elle dispose de cadres admirables, de spécialistes des tribus. Qui donc mieux qu’elle pourrait apporter aux nomades Arabes, Berbères ou Teda, qui sont restés sur place, une aide comparable à celle que le Danemark a su donner aux habitants du Groenland et que l’Amérique du Nord accorde si généreusement aux Esquimaux du La broder ?
Une autre conséquence inattendue de la création progressive du « vide saharien » apparaît dans le domaine militaire. Il faut en effet ajouter aux considérations générales précédentes que le centre de l’Afrique prend aujourd’hui dans la stratégie mondiale un intérêt particulier. Au temps où les grandes routes stratégiques sillonnent les continents, le cœur du désert devient par lui-même d’une manière paradoxale une sorte de « plaque tournante », dont la nation qui l’occupe a naturellement le libre usage. Hier les grandes puissances guerrières s’appuyaient sur la force industrielle des zones les plus peuplées. Aujourd’hui elles recherchent en même temps je sûr abri que constituent les espaces vides, là secret des mouvements est mieux gardé qu’ailleurs, dans des zones où les armes secrètes trouvent des abris inviolables. A cet égard, notre Sahara sans habitants apparaît d’une manière inattendue comme une sorte de place d’armes en puissance et comme la clé de voûte de la défense des Etats africains établis sur la périphérie. On sait déjà le rôle que les zones désertiques de Libye et de Transjordanie ont joué depuis vingt ans dans la stratégie mondiale. La France, par son passé saharien et son expérience africaine, est en mesure de tenir avec fermeté cette forteresse imprenable préservée par la solitude.
***
Notre pays a entrepris la pacification du Sahara tantôt par l’Algérie, tantôt par la Sénégal et le Niger, tantôt par le Tchad. D’où la dispersion apparente des efforts. La région centrale n’a connu pendant cette période qu’une très brève période de commandement unique, celle des années de pacification qui se sont succédé après les années 1916-1917, au moment où la révolte des Touareg, encouragée en sous-main par l’Allemagne et soutenue par l’action des confréries de la Senoussiya en Cyrénaïque, a eu pour conséquence l’assassinat du P. de Foucauld à Tamanrasset. C’est alors qu’une autorité militaire étendue fut confiée au général Laperrine, qui put jeter les bases d’une action politique et d’une pénétration méthodique grâce auxquelles furent rapidement brisées les résistances suscitées par les « Empires centraux ». La mort prématurée du général Laperrine, victime d’un accident d’avion en plein désert, mit fin à cette coordination qui ne fut rétablie par la suite que sous une for,e limitée, pour réussir à pacifier les confins algéro-marocains dans la région du Dra et de Tindouf. En effet, les frontières sahariennes de l’Empire chérifien n’ayant jamais été clairement tracées, une collaboration active algéro-marocaine à l’intérieur d’un vaste commandement commun aux limites imprécises apparaissait comme le seul moyen pratique d’engager la lutte avec efficacité contre les redoutables pillards qu’étaient alors les Reguibat, les Aït Atta et les Aït Hamou. Ce commandement des confins algéro-marocains devait subsister jusqu’après la deuxième guerre mondiale. La pacification une fois acquise, cette collaboration était naturellement amenée à se relâcher. Elle a tendance aujourd’hui à disparaître, et l’on en revient lentement au morcellement du commandement.
Ce retour à la dispersion s’explique aisément. La pacification du désert avait, nous l’avons dit, pour conséquence naturelle un glissement progressif des tribus guerrières vers la zone périphérique ; en même temps s’étoffaient les administrations régulières appuyées sur les zones habitées. Ainsi peu à peu, à la grande unité géographique de ce demi continent se substitue, malgré la présence d’une seule nation, la France, établie sur tout le continent, la répartition arbitraire de cet immense territoire. Le Maroc, l’Algérie, l’Afrique Equatoriale et l’Afrique Occidentale Française se partagèrent les déserts en les rattachant aux territoires peuplés et déjà pourvus d’une administration puissante. C’est ainsi que la carte de l’Afrique nous présente aujourd’hui ces tracés rectilignes et ce découpage qui suggéreraient l’idée de partage d’un immense gâteau. Désormais chacun s’occupait de son propre désert dans la mesure d’ailleurs où celui-ci l’intéressait. Il est bien évident d’autre part que ces vastes territoires presque vides, pour lesquels se passionnent les méharistes, n’offraient aux bureaucrates des capitales lointaines qu’une attirance bien réduite.
Les zones désertiques ne se rappelaient généralement à leur attention que par leurs demandes de subsides et leurs besoins, le plus souvent mal satisfaits, de matériel moderne. Il a fallu, depuis 1940, l’équipement de deux grandes routes transsahariennes automobiles, l’une en Mauritanie, l’autre dans le centre par Bidon 5, pour restaurer l’idée d’une liaison permanent. Dans les périodes d’isolement, de 1940 à 1945, ces pistes purent tant bien que mal suppléer à la quasi-disparition du trafic périphérique en raison du blocus maritime de la guerre. Ainsi reparaissaient quelques échanges commerciaux, surtout dans la partie centrale. Aujourd’hui encore quelques milliers de tonnes de marchandises franchissent chaque année, entre Alger, Gao et Zinder, le Sahara dans les deux sens, cependant que des troupeaux de l’Adrar ses Iforas traversent le Tanezrouft et le Tidikelt pour venir contribuer au ravitaillement des oasis du Sud-algérien.
En dépit de ces maigres relations, de la publicité faite autour des raids automobiles et des randonnées touristiques et cynégétiques, le Sahara français demeure démembré, scindé arbitrairement en parties distinctes rattachées aux gouvernements côtiers, comme s’il n’avait lui-même aucune existence réelle. La création récente des assemblées locales en Algérie, en Afrique Occidentale Française et en Afrique Equatoriale Française a eu enfin pour conséquence dernière de faire apparaître une représentation élective des habitants du Sahara dont l’importance est presque nulle dans chacun des gouvernements. Mais ce fait consacre ainsi sous une forme politique le rattachement des régions presque vides du grand désert aux zones sédentaires administrées. Certes, aux regards des assemblées locales la vie des nomades n’apparaît que comme une survivance pittoresque et paradoxale qui ne mérite pas suffisamment qu’on fasse un effort pour la protéger. Mais les yeux s’habituent à contempler les lignes frontières sur la carte, et ces arpents de sable sont volontiers annexés comme un domaine en friche, dans l’esprit même de ceux-là qui n’ont pas la moindre idée de leur intérêt.
On peut penser que cette situation générale, si rien ne vient modifier le statut présent des territoires sahariens, continuera à évoluer dans le sens d’une désagrégation générale de la société nomade et d’une prépondérance constances rendront de plus en plus difficile une coordination des efforts que la mise en valeur économique du grand désert, l’utilisation de ses bases stratégiques, pourraient cependant rendre nécessaire.
C’est sous ces aspects, quelque peu décourageants à première vue, que se trouve posé aujourd’hui à la France le problème de l’avenir du Sahara. Devons-nous accepter comme irréversible cette évolution administrative et économique qui est bien plus le résultat des habitudes que celui d’une volonté réfléchie ? Ou bien devons-nous essayer, dans ce monde moderne où se posent sans cesse de nouveaux problèmes, d’adapter nos formules d’organisation aux nouveaux besoins qui se font jour ?

(A suivre.) ROBERT MONTAGNE.






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الخميس، ٣١ مايو ٢٠٠٧

Thema: [Areva-Niger] Communication du rapporteur spécial sur les executions extrajudiciaires de l'ONU, au gouvernement nigérien

Thema: [Areva-Niger] Communication du rapporteur spécial sur les executions extrajudiciaires de l'ONU, au gouvernement nigérien

Pour info, cette communication est rendu public à l'occasion de la 11eme session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

ADVANCE VERSION Distr.GENERAL
A/HRC/11/2/Add. 1
27 May 2009
ENGLISH/FRENCH/ SPANISH

HUMAN RIGHTS COUNCIL
Eleventh session
Agenda Item 3

PROMOTION AND PROTECTION OF ALL HUMAN RIGHTS,
CIVIL, POLITICAL, ECONOMIC, SOCIAL AND CULTURAL RIGHTS,
INCLUDING THE RIGHT TO DEVELOPMENT

Report of the Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary
executions, Philip Alston*
Addendum


Summary of cases transmitted to Governments and replies received∗∗
* Late submission.
∗∗ The present report is circulated as received, in the languages of submission only, as it greatly exceeds
the world limitation currently imposed by the relevant General Assembly resolutions.

Niger : page 295

Niger : Mort de 78 personnes dans le nord du pays

Violation alléguée : Violation du droit à la vie durant des conflits armés
Objet de l´appel: 78 personnes (49 hommes ; 2 mineurs ; 2 ressortissants étrangers)
Caractère de la réponse: Coopérative mais incomplète

Observations du Rapporteur Spécial
Le Rapporteur Spécial apprécie les renseignements fournis par le Gouvernement du Niger relatifs aux événements survenus dans le nord du pays entre juin 2007 et juin 2008.
En relation aux événements survenus à Tamzalak et à Tiène le 21 et 25 mars 2008, tout en notant que des combats ont eu lieu, le Rapporteur Spécial regrette que le Gouvernement n´ait pas fourni d´informations détaillées relatif aux cas précis des 7 personnes mentionnées dans l´annexe et qui auraient eu lieu à Tamzalak et à Tidène le 21 et 25 mars 2008.

Le Rapporteur Spécial regrette que le Gouvernement n´ait pas fourni plus de détails sur certaines allégations, les qualifiant sans fondements en se basant sur le fait qu´aucune plainte n´avait ét=C 3 déposée dans ces cas. A cet égard le Rapporteur voudrait rappeler au Gouvernement que son obligation d´ouvrir une enquête approfondie et impartiale dans tous les cas allégués d´exécutions extrajudiciaires et non uniquement à la suite d´une plainte déposée à la Gendarmerie. (Principe 9 des Principes relatifs à la prévention efficace des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires et aux moyens d'enquêter efficacement sur ces exécutions)

Le Rapporteur Spécial demande également au Gouvernement de le tenir informé des progrès de l´enquête sur le décès de 7 personnes, survenu le 9 décembre 2007.


Lettre d´allégation envoyée le 13 août 2008

Depuis juin 2007, au moins 78 personnes (voir la liste des victimes alléguées en annexe), la majeure partie d´entre elles appartenant à la communauté Touareg, auraient été abattues de manière extrajudiciaire dans les régions du nord du pays. La plupart des victimes auraient été retrouvées enterrées, quelques-unes auraient aussi été torturées. Les rapports indiquent la responsabilité directe des Forces Armées Nigériennes (FAN) dans ces actes.

Il est allégué que ces exécutions extrajudiciaires pourraient avoir eu lieu en représailles aux attaques lancées par le mouvement d´opposition armé Touareg Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), dans le contexte de la reprise des activités armées en février 2007. Plus précisément, la plupart des attaques contre les civils auraient eu lieu à la suite d´explosions de mines contre des militaires des FAN et leurs véhicules.

Sans vouloir à ce stade me prononcer sur les faits qui m´ont été soumis, je voudrais faire référence aux règles coutumières du droit international humanitaire rC3gissant les conflits armés, y compris la prohibition de diriger des attaques contre la population civile. Les civils sont toutes les personnes qui ne sont pas membres des forces armées d´une partie au conflit. Les personnes civiles sont protégées contre les attaques, sauf si elles participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. (Règles 1,5 et 6 de règles coutumières du droit international humanitaire, identifiés par le Comité Internationale de la Croix Rouge (« Règles Coutumières »)).
Par ailleurs, il n´est jamais permis de tuer une personne qui a été déjà détenue ou autrement mise hors de combat. Une telle atteinte à la vie constitue un meurtre en vertu du droit international humanitaire, peu importe que la personne ait été un civil ou un combattant. (Article 3 commun aux quatre Conventions de Genève de 1949, Règles 87 et 89 des Règles Coutumières)

De plus, les parties à des conflits armés non internationaux n´ont pas le droit de recourir à des mesures de représailles. Les autres contre-mesures contre des person nes qui ne participent pas ou qui ont cessé de participer directement aux hostilités sont interdites. (Règle 148 des Règles Coutumières).

Je voudrais aussi rappeler au Gouvernement de votre Excellence ses obligations en vertu du droit international des droits de l´homme. En particulier, je voudrais référer aux principes fondamentaux énoncés par l´article 3 de la Déclaration universelle des droits de l´Homme et réitérés par l´article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, où il est stipulé que tout individu a le droit à la vie et à la sûreté de sa personne, que ce droit doit être protégé par la loi, et que nul ne peut être arbitrairement privé de la vie.

Par ailleurs je voudrais attirer l´attention du Gouvernement de votre Excellence sur les principes relatifs à la prévention efficace des exécutions extrajudiciaires, résolution 1989/65 du 24 mai 1989 du Conseil économique et social. En particulier les principes 9 à 19 obligent les Gouvernements à me ner des enquêtes approfondies et impartiales dans tous les cas où l´on soupçonnera des exécutions extrajudiciaires, arbitraires ou sommaires, comme il a été réitéré par la 61ème session de la Commission des Droits de l´Homme dans la Résolution 2005/34 relative aux exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. La Commission a ajouté que cette obligation comprend une obligation d´identifier et de traduire en justice les responsables, de fournir une compensation adéquate dans un délai raisonnable pour les victimes ou leurs familles et d´adopter toutes les mesures nécessaires, y compris des mesures légales et
judiciaires, afin d´éviter la récurrence de telles exécutions. De plus, les plaignants, les témoins, les personnes chargées de l´enquête et leurs familles doivent être protégés contre les violences ou toute autre forme d´intimidation.

Tel qu´indiqué précédemment dans un rapport présenté au Conseil des Droits de l´Homme (E/CN.4/2006/ 53), l´obligation d´enquête et de poursuite ne cesse pas en situation de conflit armé, comme c´est le cas concernant le conflit opposant le MNJ et les FAN.
Dans le cas où vos enquêtes appuient ou suggèrent l´exactitude des allégations ci-jointes, je prie le Gouvernement de votre Excellence de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des droits et des libertés des individus mentionnés, de diligenter des enquêtes sur les violations perpétrées et de traduire les responsables en justice. Je prie aussi le Gouvernement de votre Excellence d´adopter toutes les mesures nécessaires pour prévenir la répétition des faits mentionnés.
Il est de ma responsabilité , en vertu du mandat qui m´a été confié par le Conseil des droits de l´homme de solliciter votre coopération pour tirer au clair les cas qui ont été portés à notre attention. Etant dans l´obligation de faire rapport de ces cas au Conseil des Droits de l´Homme, je serais reconnaissant au Gouvernement de Votre Excellence de ses observations sur les points suivants :
1. Les faits tels que relatés dans le résumé du cas sont-ils exacts? Si tel n´est pas le cas, quelles enquêtes ont été menées pour conclure à leur réfutation ?
2. Au cas où une plainte a été déposée, quelles suites lui ont été données ?
3. Veuillez fournir toute information, et éventuellement tout résultat des enquêtes menées, autopsies, investigations judiciaires et autres menées en relation avec les faits.
4. Si les allégations sont avérées, veuillez fournir toute information sur les poursuites et procédures engagées contre les auteurs de la violence.
5. Le cas échéant, veuillez indiquer si les familles des victimes ont été indemnisées.
6. Les membres des FAN ont-ils reçu des ordres spécifiques concernant l´interdiction d´attaquer la population civile? Si non, pourquoi ?
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الثلاثاء، ٢٢ مايو ٢٠٠٧

Reddition des rebelles du nord du Niger et du Mali : Les Touareg mal

Reddition des rebelles du nord du Niger et du Mali : Les Touareg maliens sedémarquent et accusent-Les Touaregs affirment que le président malien est aujourd’hui plus occupépar les négociations avec le GCPS qu’avec leur mouvement.-Pour eux, Bahanga a été invité à titre individuel.En effet, dans un communiqué rendu public quelques jours après la rencontrede Sebha, où près de 300 combattants du Mouvement nigérien pour la justice(MNJ) auraient décidé de déposer les armes, les Touareg maliens ont démenti« les allégations faisant état de la présence du chef du Mouvement du norddu Mali pour le changement (ATNMC), Ibrahim Ag Bahanga, qui aurait déposéles armes au sud libyen ».Selon le communiqué signé par Hama Ag Sid Ahmed, porte-parole chargé desrelations extérieures, Ag Bahanga a quitté ses bases dans le nord du Mali,début octobre 2009, à la suite « d’une invitation » qui lui a été adresséepar « des officiels libyens » chargés du dossier touareg et du directoire duMouvement nigérien « pour assister à la cérémonie de remise des armes par leMNJ, les 6 et 7 octobre 2009 à Sebha, au sud de la Libye ». Le Mouvementpour le changement précise que « la remise des armes ne concerne que le MNJet lui a permis de reprendre les négociations avec Niamey, le 10 octobredernier, sous médiation libyenne ». Le porte-parole affirme par ailleursqu’aucune réconciliation et ni aucun développement « ne sont possibles aunord du Mali, si les autorités maliennes n’engagent pas des négociationspolitiques avec le Mouvement représenté par Ibrahim Ag Bahanga, les cadrespolitiques et les quelques centaines de combattants targuis armés ».Néanmoins, le Mouvement ne semble pas convaincu de la disponibilité desautorités maliennes à résoudre le problème du Nord, parce que, selon lui, «elles sont trop occupées à tenir des rencontres directes avec les deuxgroupes salafistes d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) installés aunord-ouest du Mali, où ils se sont réfugiés et où ils s’approvisionnent ».Ces deux groupes, faut-il le préciser, sont ceux de Belmokhtar et de AbouZeid, les deux « frères ennemis » qui se disputent un terrain acquis depuisdes années. Un terrain où ils bénéficient de soutien, d’aide logistique,mais aussi de la passivité des autorités face à leurs agissements, au pointoù certains n’hésitent pas à le comparer au Waziristân qui menace lasécurité régionale et extrarégionale. Pour les Touareg maliens, AmadouToumani Touré (ATT) « tente de détourner l’attention de la communautéinternationale de la problématique targuie » au moment où « le Mouvement, àtravers son chef, Brahim Ag Bahanga, et des cadres politiques ont renouveléaux autorités maliennes leur constante disponibilité à dialoguer pourtrouver une issue pacifique aux différends qui les opposent. (…)Mieux encore, durant les mois de juillet, août et septembre derniers, desmédiateurs extérieurs et des facilitateurs nationaux ont vu à nouveau leursinitiatives de paix rejetées par les autorités de Bamako ». Face à cettesituation, les Touareg interpellent les partenaires techniques et financiersdu Mali, l’Union européenne, le représentant spécial de l’ONU à Dakar,l’Algérie (en tant que cosignataire de l’accord-cadre de juillet 2006) etles met à témoin en affirmant : « Si les autorités centrales maliennescontinuent à refuser d’engager prochainement des discussions politiquessérieuses demandées par le Mouvement, représenté par Ibrahim Ag Bahanga, etles cadres politiques et militaires, on pourrait en conclure qu’ellesincitent et invitent à une nouvelle escalade militaire. »Ce communiqué intervient juste après l’annonce en grande pompe de lacérémonie de dépôt des armes des tribus touareg du Niger et du Mali àlaquelle les autorités libyennes ont invité Ibrahim Bahanga et Ghali Alambo(président destitué du MNJ), Bejn Hemto et Ahmed Ag Abibi (membres duParlement malien, auparavant porte-parole des forces de l’Alliance du norddu Mali). L’invitation de toutes ces personnalités par le régime libyenrépond visiblement au souci de donner à la cérémonie un cachet officiel quiimplique toutes les tribus touareg da la région nord du Mali et du Niger. Cequi a mis dans l’embarras non seulement le Mouvement du nord du Mali, maiségalement des factions de rebelles nigériens.Salima Tlemçani

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